Sunday, March 20, 2011

Libyan Turmoil 19
In order to give the French a chance to call their president by the names he deserves, I am posting here an article by Bernard Lugan.
Those readers who read my first 2 articles will find exactly the same reasoning in this article by somebody who was born in Muslim North-Africa (Morocco) and knows much more about it than I do.
He writes about  the same tribal issues I do but he gives the names of the tribes and the details.
He speaks also about the tribal Chief Abdesalam Jalloud, Chief of the biggest pro-Gaddafi tribe, who fell out with Gaddafi in 1993 over a dispute with Egypt and the Warfallah revolt.. His tribe, the Megahra tribe is the biggest and most warrior-like in Libya.
BTW Jalloud still plays cards with the sons of Gaddafi.
Bernard Lugan also warns for decades of Islamist upheaval in North-Africa if Gaddafi goes.
Congratulations Sarkozy, Cameron and H. Clinton, you nearly ruined the West.

Enjoy this text, it is worth reading, and is 100 % in agreement with my first 2 articles.

Objet : Fwd: Qui connait vraiment l'histoire de la Libye....?> > Voilà enfin , au milieu du fatras médiatique et des affirmations supposées avisées de prétendus spécialistes et du grand stratège BHL, une reflexion structurée et convaincante de ce qu'est en réalité la Libye et de Mouammar...
La crise libyenne, aspiration démocratique ou éclatement des alliances tribales ? Réflexions de Bernard LuganPersonne ne regrettera le satrape libyen responsable de multiples attentats, de nombreux crimes et de la déstabilisation de régions entières de l’Afrique. Ceci étant, laissons l’émotionnel aux amateurs de superficiel et les pamoisons aux journalistes, pour ne nous intéresser qu’au réel. La fin de Kadhafi qui risque d’avoir des conséquences dont nous sommes loin de mesurer l’ampleur est en effet moins une aspiration démocratique populaire que la manifestation de l’éclatement de l’alchimie tribale sur laquelle reposait son pouvoir.
> > >
> > > A la différence de la Tunisie ou de l’Egypte, la Libye dont plus de 90% du territoire est désertique, n’est en effet pas un Etat, mais un conglomérat de plus de 150 tribus divisées en sous tribus et en clans. Ces ensembles ont des alliances traditionnelles et mouvantes au sein des trois régions composant le pays, à savoir la Tripolitaine avec la ville de Tripoli qui regarde vers Tunis, la Cyrénaïque dont la capitale est Benghazi et qui est tournée vers Le Caire et le Fezzan dont la principale ville est Sebba et qui plonge vers le bassin du Tchad et la boucle du Niger.
> > > De l’indépendance de la Libye en 1951 jusqu’au coup d’Etat qui porta le colonel Kadhafi au pouvoir en 1969, la Libye fut une monarchie dirigée par les tribus de Cyrénaïque. Membre d’une petite tribu chamelière bédouine, le colonel Kadhafi fut porté au pouvoir par une junte militaire multi tribale mais dans laquelle dominaient les deux principales tribus de Libye, celle des Warfallah de Cyrénaïque et celle des Meghara de Tripolitaine. La plupart des tribus de Cyrénaïque demeurant attachées à la monarchie, le colonel Kadhafi réussit un grand coup politique en épousant une fille du clan des Firkeche membre de la tribu royale des Barasa, ce qui lui assura le ralliement de la Cyrénaïque rebelle.
> > > Or, aujourd’hui, c’est tout son système d’alliance avec la Cyrénaïque qui a volé en éclats. La date clé du délitement tribal du système Kadhafi est 1993 quand un coup d’Etat des Warfallah fut noyé dans le sang. Les haines furent ensuite tues tant la terreur imposée par le régime fut forte, mais les tribus de Cyrénaïque n’attendaient qu’une occasion pour se révolter et elle se présenta durant le mois de février 2011. Elles s’emparèrent alors de la région et arborèrent le drapeau de l’ancienne monarchie.
> > > Kadhafi avait certes perdu la Cyrénaïque, comme les Turcs et les Italiens avant lui, mais il lui restait la Tripolitaine et le Fezzan. Dans ces deux régions, le régime avait également constitué de subtiles alliances tribales. Au moment où ces lignes sont écrites, à savoir le 27 février 2011, certaines tribus ont ainsi quitté le camp Kadhafi, mais les grandes solidarités demeurent, même si elles sont chancelantes.
> > > A court terme, le principal danger qui menace le colonel Kadhafi n’est pas la Cyrénaïque séparée par plus de 1000 km de désert de la ville de Tripoli ; ce n’est pas non plus la surréaliste armée libyenne et encore moins les volontaires que l’on voit parader dans les rues de Benghazi ou de Tobrouk. Tout est en effet suspendu au choix que vont faire les chefs de la tribu guerrière des Megahra qui domine en Tripolitaine. Longtemps alliée à celle de Kadhafi, les Khadîdja, elle donna un temps le numéro 2 du régime en la personne du commandant Abdeslam Jalloud avant sa disgrâce de 1993 quand il fut suspecté d’avoir noué des liens avec les putschistes warfallah. Si les Megahra demeurent loyaux ou même neutres, Kadhafi se maintiendra un temps encore au pouvoir sur une partie du pays. Dans le cas contraire, il se trouvera alors véritablement en difficulté et contraint de se replier sur sa seule tribu laquelle n’est forte que de 150 000 membres.
> > > Si les Meghara abandonnaient Kadhafi, cela voudrait dire qu’ils ont l’intention de s’emparer du pouvoir et la Libye serait coupée en deux, la Tripolitaine et la Cyrénaïque se trouvant dominées par les alliances tribales constituées autour des Warfallah et des Meghara. La question qui se poserait alors serait celle de la survie de l’Etat libyen.
> > > Ces deux ensembles se combattront-ils ou bien se partageront-ils le pouvoir dans un cadre fédéral ou confédéral ? Nous l’ignorons, mais le danger est de voir apparaître une situation de guerres tribales et claniques comme en Somalie. Elles pourraient être suivies d’un éclatement en plusieurs régions, ce qui ouvrirait un espace inespéré pour Aqmi (Al-Quaida au Maghreb islamique) qui prospérerait au milieu du chaos avec en plus, dans le sud du pays, une dissidence toubou qui aurait des répercussions au Tchad, et des initiatives touareg auxquelles pourraient s’adosser l’irrédentisme touareg du Mali et du Niger ; sans parler, naturellement des conséquences pétrolières qu’aurait un tel conflit.
> > > Bernard Lugan, né le 10 mai 1946 à Meknès (Maroc), est un historien français spécialiste de l'Afrique. Il est maître de conférences hors classe à l'Université de Lyon III, où il assure depuis 1984 différents cours autour de l'Histoire de l'Afrique et de la francophonie[1].

9 comments:

  1. Nice texts... But it should be in English translation too

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  2. @ Basta

    Thanks buy no thanks.
    I will give it a try this afternoon.

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  3. @ Basta

    Well buy or but, what's in a letter?

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  4. i put it on my blog with your permisssion !

    at list we know who are the démocratic civil armed and where goes the french contribuable monnay !

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  5. Why not put it on facebook?

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  6. I do have a facebook, add me on Hermes Msafiri. That way we can spread the word arround.

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  7. Don't believe Gaddafi about 'rebel' link to al-Qaeda?

    How about the Combating Terrorism Center at the United States Military Academy at West Point?

    http://pajamasmedia.com/blog/saving-the-libyan-islamists/?singlepage=true

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